La directive européenne sur les médicaments à base de plantes.

Par Michel ~ Asia Santé le Mardi 3 mai 2011 à 17h46
  • Partager cet article
  • Like-Rank

Le 31 mars 2004, le Parlement européen avait adopté une nouvelle directive (2004/24/CE) sur les médicaments à base de plantes. Cette nouvelle législation devait permettre un meilleur contrôle sur la mise sur le marché de ce type de médicaments. Une période transitoire de 7 ans avait été accordée avant la mise en application de cette directive afin de donner le temps aux sociétés de déposer les dossiers concernant l’enregistrement de leurs produits. Une procédure simplifiée avait d’ailleurs été mise en place afin de faciliter ces enregistrements, épargnant aux déposants de couteux essais cliniques.

Les produits devaient prétendre à : une utilisation depuis au moins 30 ans, dont 15 ans dans l’Union Européenne (en tout sécurité : innocuité du produit), être à base de plantes, ne pas nécessiter le suivi d’un médecin, ne pas être administrés par injection.

Le 30 Avril dernier se terminait la période transitoire de 7 ans. Ce qui signifie que tous les produit traditionnels à base de plantes qui n’ont pas été déposé et validés à cette date ne pourront plus porter le nom de médicament donc plus d’indication thérapeutique. Ils pourront toutefois être commercialisés sous la forme de compléments alimentaire ou de tisanes.

« Rassurer les consommateurs que tous ces médicaments ont été contrôlés par l’EU », tel est le discourt officiel. Cette directive est à double tranchant et c’est ainsi que l’on peut voir apparaitre des avis très mitigés sur cette directive, se demandant si le but caché cette directive ne serait pas de freiner les médecines douces ou d’écarter les petits producteurs…

Selon Radio Chine Internationale (RCI), aucune demande d’enregistrement n’a été déposée pour des médicaments traditionnels chinois durant la période de transition. La Chine considère l’application de cette directive comme une «action protectionniste», et RCI explique que, «selon les experts, le “seuil” trop élevé de l’inscription constitue la principale barrière qui a entravé l’inscription des médicaments chinois.»
Source : menilmontant.typepad.fr

Des limites qui peuvent se transformer en barrières pour les entreprises. La procédure d’enregistrement peut s’avérer compliquée et couteuse, au moins 60 000 euros par produit, ce qui pousse certaines structures à arrêter la fabrication. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : moins de 200 de ces médicaments traditionnels sont désormais autorisés, alors qu’il existe 1500 espèces de plantes médicinales rien que sur le territoire français.
Source : touteleurope.eu

Pour en savoir plus et vous faire votre propre avis :

Un autre article avant de partir ?

1 commentaire

  1. Edwin from drainage lymphe a dit:

    Je pense que l’UE utilise le prétexte de la protection du consommateur pour que les grands groupes pharmaceutique soient les uniques maitres du marché des médicaments. Le loybing à Bruxelle est toujours aussi efficace. Vive la démocratie !!!

    Le Samedi 10 mars 2012 à 15h33

Laisser un commentaire



([email protected] pour obtenir une ancre optimisée)



Les bonnes pratiques des commentaires

CommentLuv badge

Mentions légales | Auteur | Plan du site